vendredi 4 novembre 2016

Thomas

En 2000, j’ai passé une grande partie de l’année à Paris. Je baisais pas mal mais il y a des partenaires qui marquent plus que d’autres. J’ai rencontré Thomas au Bear’s Den au mois de septembre. A l’époque, je n’étais pas sans amant. J’avais un régulier, un black magnifique et je passais une partie de mon temps libre dans les saunas et les sex clubs. Pourtant Thomas allait prendre une petite place dans ma vie pendant quelques mois. Sans doute parce que sexuellement, il était vraiment chaud et inventif. A l’époque, j’étais encore plutôt passif et je cherchais des mecs pour me sauter même si j’avais déjà inversé les rôles une ou deux fois.

Il était à peu près 17 h 30 lorsque, comme j’en avais l’habitude, j’arrivais pour ma première bière au bar. Je m’installai sur un tabouret au comptoir et commençais à siroter mon verre sans trop prêter attention aux mecs qui m’entouraient.
Ils étaient encore rares à cette heure-là et ne m’intéressaient pas forcément. Je vis alors un type qui sortait des toilettes. Il était super sexy et je le remarquais sans plus me disant que s’il était là, il préférait les ours (j’avais aussi ma période bears à cette époque) du coup je n’allais pas l’intéresser. Il s’installa pourtant au bar près de moi. Il était assez grand, en jean et en débardeur (un vrai cliché !) mais ça lui allait bien. Costaud sans excès, assez poilu, une barbe de trois jours comme moi, vraiment il me plaisait bien. Il faisait des plaisanteries graveleuses avec le serveur en buvant son verre. Je compris vite qu’il s’appelait Thomas et remarquais qu’il me surveillait du coin de l’oeil. Il engagea la conversation :
«On ne se connait pas. Tu viens souvent ?»
«Oui à cette heure-là mais je ne suis pas de Paris»
«Mmmm un petit provincial...»
«Je suis de Lyon, ce n’est pas non plus la brousse.»
J’ai toujours eu horreur des parisiens qui s’imaginent qu’ils vivent dans la seule ville de France et je commençais à le trouver un peu lourd. Il me sourit en guise d’excuse et j’avoue que je le trouvai soudainement tout à fait craquant. Il pouvait avoir deux ou trois ans de plus que moi mais il faisait un peu plus.
«Allez, je t’offre un verre.»

Je bus donc avec lui en flirtant un peu, ma seconde bière puis lui en offrit une aussi. Après un petit passage au chiottes je me décidai à descendre dans la backroom en espérant qu’il me suivrait ce qu’il ne tarda pas à faire. Nous nous sommes roulés des pelles et il a proposé :
«On va chez moi, on sera plus tranquilles ?»
Je bandais comme un malade dans mon jean alors j’acceptai tout de suite, nous avons remonté l’escalier et sommes partis à pied à travers les rues du Marais. Il habitait un peu plus haut sur le boulevard Sébastopol un petit appart sous les toits. Dans l’ascenseur, nous avons recommencé à nous tripoter et à nous rouler des pelles monumentales. Je ne vous dis pas dans quel état était mon calbut lorsque nous avons passé la porte de l’appart.
«T’es actif ou passif ?»
«Les deux...»
«Je te préviens, je ne suis qu’actif...»
Pas de soucis pour moi à cette époque donc je recommençai à enfoncer ma langue dans sa bouche. Il m’enleva brutalement mon tee shirt et me poussa sur son lit. Il défit les boutons de ma braguette je je vis mes baskets et mon jean voler dans la pièce alors qu’il se vautrait sur moi. Il avait relevé mes jambes et je sentais sa queue dure à travers son jean contre mes fesses. Il me retourna et me fit mettre à quatre pattes. Je vis son débardeur (marron il me semble) échouer sur le lit près de moi et je sentis la boucle de sa ceinture défaite contre ma cuisse. Il me bouffait le cul. C’était vraiment génial, j’ai toujours adoré ça et je gémissais allègrement. Il enleva ses pompes et son jean. Je me retournai pour le sucer. Il avait une très belle queue. Je me sentais très salope et le laissai s’appuyer sur ma tête avec ses grosses paluches. Finalement, il était un peu plus rond que prévu et ce n’était pas pour me déplaire.
«Bouffe !»
En plus il était directif. Je passai ma langue sur son gland et sur le frein et je jouai avec son prépuce. Il grognait. Je le trouvais très viril. Il m’allongea sur le dos avec la tête à l’extrême bord du lit en enfonça sa bite dans ma bouche. Il fit des aller et retours en me tenant la tête. C’était excitant même si j’étouffais à certains moments.
«J’ai envie de ta queue...»
«Pas de soucis.»
Il me retourna et recommença à me bouffer le cul. Il attrapa une capote dans le tiroir de la table de chevet et l’enfila avec adresse puis me cracha dans le cul. Je sentais sa salive descendre sur mes couilles. Il me proposa du poppers. Je sniffai mais j’étais déjà suffisamment excité pour m’ouvrir facilement. Il entra en moi d’un coup sec en m’arrachant un cri. Il s’affala sur moi me bloquant la nuque en me faisant gémir...
«C’est ça que tu voulait !»

Dans le miroir je voyais nos corps imbriqués. Nous avions même  gardé nos chaussettes tant le début de la relation avait été intense. C’était encore plus excitant. J’avais peur d’éjaculer sans me toucher alors qu’il était en moi.
«Tu vas me faire jouir !»
«Toi aussi.»
Il me pilonnait de plus belle et je finis par me remettre un peu plus à quatre pattes pour me branler en même temps. J’éjaculai sur sa couette. quelques secondes plus tard. Je le sentis se contracter et se vider les couilles dans la capote. Il se retira et l’enleva. Je remarquai qu’il avait été plus que productif et ça m’excita encore un peu du coup, je l’embrassai...

«C’était trop bien.»
«Tu es à Paris jusqu’à quand»
«Je ne sais pas.»
«Ca te dis qu’on se revoit ?»

Et nous l’avons fait. Nous avons baisé très régulièrement jusqu’à ce que je reparte à Lyon. Je pense que son attitude a influencé ma manière actuelle de baiser en tant qu’actif.

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