C'était un soir où mon âme de chat de gouttière ressurgissait.
J'avais envie de sexe et je me décidais donc à sortir dans les endroits
les plus interlopes de ma bonne ville de Lyon. Ca devait être en 2006
car je me souviens de ce que je faisais professionnellement. C'était la
fin du mois d'août et il faisait encore un peu chaud. J'ai branché un de
mes copains pour aller boire un apéro au Forum bar en me disant que
j'irai faire un tour au "Trou", un sex club que je connaissais mal
après. Nous avons bu quelques verres et mangé une pizza avec Thomas, un
copain très sympa que je vois encore aujourd'hui et, sur le coup des 22
h, nous nous sommes séparés. J'étais décidément très chaud ce soir-là et
il fallait que je trouve un partenaire. Je remonte donc la rue du
Griffon et me dirige vers le Trou. Nous sommes vendredi ou samedi soir,
je ne me souviens pas, et, logiquement, il doit y avoir du monde. Je
prends une entrée et je commence à me balader dans le club. La musique
est violente. Je n'y viens pas très souvent. En fait, il y a assez peu
de monde. Le Trou est un club un peu hard, il y a un sling et un carcan
si mes souvenirs sont bons. Je monte, je descends les escaliers, je
croise des mecs. Rien de bien notable. Ils se la jouent star et se
snobent. C'est un peu exaspérant comme clientèle.
Je décide de me la jouer sexy. J'enlève mon tee
shirt (de toute manière, il fait une chaleur de fournaise dans le club
malgré la clim) et je le pose sur mon épaule. Je déboutonne le haut de
mon jean. Vu que je ne porte pas de caleçon, j'ai l'impression que ça me
donne un côté un peu agressif sexuellement. J'ai un peu bu donc je suis
totalement désinhibé.
Au bout d'une vingtaine de minutes je m'approche
d'une cabine en bas. Un mec est nu dedans, assis sur la couchette. Il
est assez mignon autant que je puisse voir. Je m'approche en m'attendant
à me faire jeter. En fait, il n'est pas tout à fait nu mais en slip et
je suis étonné d'en trouver un à qui je plais un minimum au milieu de
cette faune de pseudo bogosses. Il m'attire vers lui et me met la main
au paquet direct. Il n'en faut pas plus. Je prends une fiole de poppers
dans une de mes poches arrière et je commence à le faire sniffer tout en
lui enfonçant ma langue dans la bouche. Il se colle contre moi. Je suis
assez excité malgré l'odeur ambiante de poppers et de sueur. Je le
caresse à travers son slip. Je l'embrasse. "T'es actif ?" "Ouais". Je me
souviens m'être dit "au moins tu repartiras les couilles vides". Je le
vois de mieux en mieux. Il est vraiment très particulier. Un visage
poupin, un corps musclé, un peu poilu. Ses yeux semblent clairs. Je
l'embrasse en laissant mes doigts courir sur son corps.
Il se baisse, déboutonne mon jean complètement. Je
ferme la porte de la cabine. Je n'ai pas envie que les mecs viennent se
rincer l'oeil. D'habitude, je suis plutôt exhib mais ils m'ont agacé. Il
me suce, nous sniffons du poppers. Je prends une capote et je le
relève. Je le penche sur la couchette qui est assez haute. La cabine est
minuscule et je me sens un peu à l'étroit mais je m'accroupis et
commence à lui bouffer le cul. C'est toujours un risque mais je le
prends. Il gémit un peu fort. Je lui claque les fesses. Je me redresse,
enfile la capote et m'introduit en lui d'un coup sec. Pas de gel, mais
j'ai remarqué qu'il s'ouvrait facilement. Je commence à le défoncer
direct. Je suis vraiment excité et après tout on verra bien. Il chuchote
"défonce-moi". Pas de soucis j'intensifie mes coups de rein. Il gémit
et se branle en même temps. Je lui bloque les bras, je ne veux pas qu'il
jouisse tout de suite mais trop tard, je sens son sperme couler le long
de mes mais. Je fais mine de ressortir mais il chuchote "continue". Ca
m'excite, je bande encore plus dur et je jouis dans la capote quelques
secondes plus tard.
Je le laisse se dégager et je l'embrasse doucement
dans le cou "Merci". "Mais de quoi, tu m'as bien pété le cul !". Il
s'appelle Sylvain (je mettait toujours un point d'honneur à connaitre le
prénom des keums avec qui je baisais) et il habite tout près. Je suis
trempé et j'ai l'impression de puer la transpiration alors lorsqu'il me
propose une douche chez lui j'accepte. En effet, il habite rue René
Leynaud tout près du sex club. Nous nous douchons et remettons ça.
C'était bien mais je ne l'ai jamais revu.

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