Je connais Florent depuis de nombreuses années. Je l’ai rencontré un
peu par hasard et je ne sais plus trop comment. Je pense que c’était une
connaissance de comptoir au départ. A une époque reculée où j’étais
célibataire, nous sortions beaucoup ensemble. Il est plutôt dans le même
style que moi physiquement, il a maintenant presque quarante ans, il
est assez grand, barbu, poilu et mince. Lorsque je l’ai connu en 2003 il
me semble, il ne me plaisait pas trop. J’étais dans ma période “bears”
et je ne le trouvais pas assez costaud mais il faut bien admettre qu’il a
un beau sourire.
A l’époque, nous traînions beaucoup à la Ruche, bar
gay qui a beaucoup changé mais que nous trouvions très sympa à l’époque.
Florent avait pas mal de succès et cela m’étonnait un peu car il était
pour le moins timide.
En 2005, un soir, nous avions bu quelques bières et
il me proposa d’aller grignoter un bout chez lui.
J’étais assez fatigué
et je commençais par refuser mais, à ma grande surprise, il insista.
Jamais il ne m’avais manifesté un intérêt sexuel avant cela mais j’avais
l’impression qu’il avait quand même envie ce soir-là, de me mettre dans
son lit. J’étais intrigué. Nous nous connaissions depuis déjà longtemps
et là, tout à coup, il se révélait un peu plus empressé. Plus les
minutes avançaient, plus il se rapprochait de moi et me faisait des
compliments sur mon physique, sur l’éventuel succès que je pouvais avoir
avec les mecs... J’étais à la fois très surpris et un peu mal à l’aise.
Ma curiosité me poussa pourtant à aller un peu plus loin et j’acceptai
son invitation. Florent habite le cinquième et nous décidâmes de
traverser la Saône afin de regagner le vieux Lyon et la rue de la
Bombarde où il avait son appart à pieds. L’air un peu frais du mois de
septembre nous remis les idées en place et je me dis que finalement je
m’étais fait des idées et qu’il avait juste envie de passer la soirée
avec un copain.
Nous arrivâmes chez lui. Il habite un appartement
très surprenant dans un immeuble du XVIème siècle du quartier
Saint-Jean. C’est assez magnifique je dois le dire. En plus, Florent a
du goût donc j’entrai dans un salon assez dépouillé mais chaque meuble,
chaque objet avait du charme. Je lui en fis la remarque. Il proposa de
décongeler un plat de moussaka et je lui proposai de l’aider. Je le
suivis donc dans sa cuisine (aussi chic que le reste de l’appartement)
et le regardai lire tant bien que mal la notice. Je regardai sa nuque,
son dos, ses fesses moulées dans son 501 et je me dis qu’il n’était
décidément pas mal du tout. J’eus soudain envie de lui sauter dessus
mais je n’osais pas. Nous étions amis et j’avais peut qu’il me repousse
et que ça jette un froid. Pourtant, il fit deux ou trois remarques
grivoises et se recula jusqu’à ce que son dos s’appuie presque sur mon
torse. Il y avait du sexe dans l’air ça devenait évident !
Je pris mon courage à deux mains et l’entourai avec
mes bras tout en l’embrassant dans le cou. J’eus peur qu’il se dégage et
me dise poliment de foutre le camp mais non. Il sourit, se colla contre
moi encore plus. C’était d’une sensualité terrible et ma langue remonta
sur sa nuque, son oreille et ses cheveux. Il gémit un peu, se retourna
et m’embrassa longuement avec une sensualité qui me fit bander d’un
coup. Il était très attirant. Bizarrement, je ne l’avais jamais vraiment
remarqué. Il me pris par le bras et m’entraîna dans sa chambre sans
dire un mot. Il m’embrassa dans le cou. Je sentais presque ses dents
contre ma peau. C’était super sensuel. J’aurais voulu le jeter sur le
lit et le désaper violemment mais je n’osais pas. Il m’enleva mon tee
shirt et c’est lui qui me poussa sur le plumard. Mes baskets et mes
chaussettes volèrent à travers la chambre pour atterrir sur le parquet.
Il déboutonna d’un coup ma braguette et mon jean rejoignis le reste de
mes fringues, puis mon slip. J’étais à poil lorsqu’il commença à se
déshabiller à son tour. Le petit mec timide était en train de prendre
les choses en main. Je le laissais faire. C’était génial. Il était en
boxer lorsqu’il s’allongea sur moi et commença à m’embrasser. Je mis mes
bras autour de sa taille et continuai à me laisser lécher et bisouiller
sur tout le corps. C’était génial. Il bandait aussi dans son boxer.
J’essayai de le lui retirer mais je le déchirai.
C’était un de ces trucs chics avec une partie en voile. Je fis mine
d’être désolé mais il me sourit et m’embrassa encore plus goulûment. Il
se débarrassa des lambeaux de tissus et se colla à moi encore plus. Je
sentis, tout à coup, son doigt entrer en moi. Lui, le timide, il était
actif ! Je n’en revenait pas. Je n’avais pas du tout envie qu’il me
baise. Je voulais que ce fut moi. Je lui bloquais la main.
“T’aimes pas ?”
“Je suis plutôt actif.”
“Mais tu vas aimer...”
“T’aimes pas ?”
“Je suis plutôt actif.”
“Mais tu vas aimer...”
Il m’embrassa à nouveau et son doigt pénétra dans mon
cul sans aucune autre forme de procès. Il bandait très dur. Son torse
contre le mien, son sexe contre le mien, son doigt en moi et sa langue
sur mon cou me rendaient complètement dingue. Il attrapa une capote dans
le tiroir de la table de chevet et l’enfila. J’étais bien ouvert et je
il n’eut aucun mal à s’insinuer en moi après avoir relevé mes jambes sur
ses épaules. Il me tenait fermement. C’était très excitant. Il
m’arracha un cri en commençant à aller plus loin. Nous ne nous étions
même pas sucés. Il me tenait solidement les cuisses. J’étais plié en
deux. Il souriait et me pilonnait. Je me dégageai et le retournais pour
qu’il soit sur le lit à plat ventre.
“Tu veux me baiser ?”
“Ouais”.
“Mets une capote.”
“Ouais”.
“Mets une capote.”
J’avais repris le contrôle de la situation. Je lui
bouffai le cul longuement, le redressant un peu. Son corps avait une
odeur de sueur, de parfum de luxe et de clope. J’étais complètement
dingue de ce moment. Je passai ma main sous son bas ventre et lui
arrachai la capote qui était restée sur sa queue sans aucun ménagement.
J’en enfilai une et je le pénétrai d’un coup sec. Il cria un peu mais je
l’immobilisai. Il se retourna légèrement et me sourit. Je le mis à
quatre pattes tout en restant en lui et commençai à le défoncer. Il
plongea la tête dans la couette et la serra dans ses doigts comme pour
ne pas crier. Je pense que j’avais du lui faire mal mais il résistait.
Je me retirai et le remis sur le dos. Il était ouvert j’entrai à nouveau
sans aucun problème. Il avait une jambe enroulée le long de ma hanche
et la seconde sur mon bras. Il était si écarté que je me dis qu’il était
souple vraiment ! Je l’embrassai et éjaculai dans la capote en poussant
sans doute des grognements. Il m’embrassa aussi et je sentis son sperme
couler contre mon ventre et son corps se relâcher alors que j’étais
encore en lui. Nous restâmes collés comme ça un moment. C’était trop
bien. Je me retirai finalement, en prenant garde que le préservatif ne
glisse pas. Je le retirai délicatement et le nouais. Il me sourit.
“Ouah”
“On aura plus qu’à recommencer !”
“On aura plus qu’à recommencer !”
Je ne répondis pas. Je l’embrassai et me levai. Il me
proposa de prendre une douche. Il s’essuya, se leva du lit et me lança
une serviette. Je filai dans la salle de bain qui donnait dans la
chambre. Je me souviens encore de l’eau brûlante qui coulait sur moi.
C’était génial. Je ressortis à poil, ne cherchant pas vraiment mes
fringues et le rejoignis à la cuisine. Il était nu aussi, et nous avons
dîné en discutant comme de vieux potes. Nous sommes devenus ensuite ce
que nous appellerions aujourd’hui des “sex-friends” et avons rebaisé de
nombreuses fois durant les années qui suivirent. Lorsque je suis retombé
dans mon journal de 2005 sur le récit de cette journée, je l’ai remis
en forme en me disant qu’il vous plairait peut-être.

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