J'ai rencontré Aymeric dans des circonstances très particulières. En
2006, mon frère s'est marié et nous avons fait la fête comme il se
doit. J'ai fait la connaissance d'un groupe de ses copains que je
n'avais jamais rencontré dont ce jeune homme atypique, qui bossait comme
interprète en langue des signes dans un institut pour sourds et
malentendants. Décidément, il était plus intéressant que tous les
copains intellos et poseurs de mon frère réunis. Nous avons bien
sympathisé et pour cause, je n'ai pas mis longtemps à me rendre compte
qu'il était homo et que nous avions plus en commun que les discussions
banales sur les destinations de voyages ou la littérature. Il me faut
vous le décrire. C'est un petit gars baraqué, poilu, barbu, très viril.
Personne ne pourrait soupçonner qu'il se fait péter le cul violemment à
ses heures perdues et pourtant...
Quelques semaines plus tard, il m'appelle pour me
proposer d'aller boire un verre au Forum Bar, un endroit gay qu'il
fréquente assidument apparemment. Je me dis qu'il y a peut-être moyen
d'aller plus loin car vraiment, il me plait bien mais il ne s'est rien
passé même si nous nous sommes revus de temps en temps pour un resto et
un ciné. J'essaye donc de me la jouer sexy. J'enfile un jean très usé,
des Converse, un tee shirt blanc que j'ai eu le soin de choisir un peu
moulant car à l'époque, j'avais encore des piercings aux tétons et
j'avais envie qu'il s'en rende compte, un boxer flambant neuf et je
saute dans le métro.
Quelques minutes plus tard, je me retrouve devant le
bar, et il me rejoint presque tout de suite. Décidément, il est trop
mignon. Difficile de lui donner un âge mais je pense qu'il est
légèrement plus jeune que moi. Nous nous asseyons à une table et le
patron nous apporte les deux bières que nous avions commandé. Je suis
déjà content qu'il n'ait pas voulu se mettre au bar. C'est quand même
plus intime. Nous parlons, vidons notre bière, en commandons une autre
mais rien ne se passe sauf que, lorsqu'il s'anime un peu en me parlant,
il me pose une main sur la cuisse. J'adore cette sensation. J'essaye de
faire dériver la conversation sur le sexe et je sens qu'il accroche.
Quel mâle n'aime pas parler de cul ? Je me fais de plus en plus précis,
lui affirmant qu'en ce moment, je ne vois personne en particulier (ce
qui n'est pas tout à fait vrai car en 2006, j'avais deux ou trois amants
réguliers). Il me confie qu'il est super timide et qu'il a du mal à
avoir du succès. Quand il traîne dans des bars gays, tout le monde
rigole avec lui car il est très sympa mais personne ne le drague. Sans
réfléchir, je me mets à lui caresser la nuque et lui roule une pelle
maison ! Je n'aime pas trop me donner en spectacle dans un bar mais la
fin justifie les moyens et j'ai très très envie de me le taper. Il se
laisse faire et enserre ma taille. Il est décidément très sensuel... ah
le langage des signes ! On n'est pas loin du langage du corps.
Je lui propose de venir manger un bout chez moi mais
il argue qu'il habite la Presqu'île et que c'est plus pratique si c'est
moi qui vient. Nous sortons du bar. J'ai envie de l'embrasser encore.
Nous remontons la rue Président Edouard Herriot en direction des
Terreaux. Il habite dans une des petites rues sombres du haut de la
Presqu'île, rue Mulet. Nous montons les deux étages et je ne résiste pas
à lui rouler une pelle dès qu'il a passé la porte de son appart. Il me
rend mon baiser. Nous transpirons déjà. Ca promet ! Il m'entraîne dans
la chambre et je lui enlève son tee shirt. Nous sommes en juin et,
heureusement, il ne fait pas trop chaud dans son appart. Je vérifie
vaguement que j'ai des capotes dans ma poche et je continue de le
déshabiller tout en le léchant partout. Il frémit. J'enlève mon tee
shirt aussi. Il se pose au bord du lit et je commence à le sucer. Il ne
porte pas de calbut. J'adore. Il est relativement bien monté. Je me fous
à poil à mon tour. Et je m'allonge sur lui en 69. Je ne sais pas s'il
est actif ou passif mais j'ai très envie de le sauter. Je lui bouffe le
cul (qu'il a très poilu d'ailleurs). Il s'ouvre sous mes coups de
langues. J'ai visé juste. Il est au moins recto verso. J'attrape une
capote dans ma poche. "T'as envie ?" "Oh ouais". Je l'enfile et le fait
mettre à quatre pattes. Je le lèche encore pour le préparer puis j'entre
en lui. Pas très facilement, je dois l'avouer. Je sens que je lui fait
un peu mal mais il m'empêche de ressortir. Je passe ma langue sur sa
nuque, dans son oreille. Je le mordille. Il se détend un peu et j'entre
plus profondément. Je coince son cou avec mon avant-bras pour le garder
totalement contre moi et je commence à donner des petits coups de reins.
Il gémit, un peu, plus fort et je le sens s'ouvrir encore.
J'intensifie. Il se lâche totalement.
Je laisse se dégager puis je
l'allonge sur le dos et je remonte ses jambes (super poilues aussi) sur
mes épaules. J'entre très facilement cette fois et je le pilonne
vraiment tout en lui enfonçant ma langue dans la bouche. C'est trop bien. Je lui lâche les
poignets pour qu'il puisse se branler. Il me plait trop et je le laisse
s'éjaculer sur le torse pendant que je suis encore en train de le
pilonner. Je me retire et mon sperme va rejoindre le sien entre les
poils de sa poitrine.
Je m'allonge à côté de lui. Nous sommes collés par
la sueur et les spermes. Il me suggère une douche. Je l'embrasse
longuement et je le suis. La douche était aussi très sensuelle. Je n'en
n'avait pas vécu de telle depuis Jocelyn, mon amant antillais. Il me
propose de passer la nuit avec lui. J'accepte. Nous nous endormons dans
les bras l'un de l'autre. A l'époque, je n'avais pas l'habitude et j'ai
très mal dormi. Le lendemain, nous avons remis ca. J'ai adoré cette
époque. Je l'ai revu tout l'été et il a quitté Lyon pour Marseille. Je
l'ai beaucoup regretté. Je ne l'ai que très peu revu.

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